jeudi 11 juin 2026

Kasaï-Central : la révision de la Constitution est une priorité nationale, selon le professeur Bakenge Kankonde Renantus


Le débat sur la révision ou la modification de la Constitution de la République démocratique du Congo continue d'alimenter les discussions au sein de l'opinion publique. Interrogé sur cette question ce jeudi 11 Juin, le professeur Bakenge Kankonde Renantus, doyen de la Faculté des sciences économiques et sociales de l'Université pédagogique de Kananga (UPKAN) et sociologue de formation, estime qu'une éventuelle révision de la loi fondamentale constitue une priorité pour le pays.


Selon cet universitaire, la gestion d'un État repose avant tout sur le respect des lois, la Constitution étant la norme suprême qui encadre toutes les autres dispositions légales.


« Une société, comme toute République, se gère sur la base des lois. La Constitution étant la loi fondamentale, il est normal que les autorités puissent envisager de la réviser ou de la modifier afin de l'adapter aux réalités socio-économiques, politiques et culturelles du pays », a-t-il déclaré.


Abordant les conséquences qu'une telle réforme pourrait avoir sur la stabilité institutionnelle, la confiance des investisseurs et la gouvernance publique, le professeur Bakenge soutient qu'une révision constitutionnelle bien menée pourrait contribuer à une meilleure organisation de la gestion publique.


Pour lui, aucune priorité nationale ne peut être placée au-dessus de la loi, puisque celle-ci constitue le socle sur lequel reposent toutes les actions de l'État. Il considère ainsi que les retombées d'une éventuelle modification de la Constitution toucheraient directement les principaux secteurs de la vie nationale.


S'agissant des garanties nécessaires pour assurer la légitimité d'un processus de révision constitutionnelle, le doyen de l'UPKAN affirme que la Constitution elle-même prévoit les mécanismes encadrant sa propre modification.


« La Constitution actuelle contient déjà les dispositions qui définissent les modalités de sa révision. C'est donc elle-même qui offre les garanties nécessaires pour toute démarche de modification ou de changement », a-t-il expliqué.


Réagissant aux inquiétudes de certains acteurs politiques qui associent le débat constitutionnel à une éventuelle modification des mandats présidentiels, le professeur Bakenge estime que cette interprétation relève davantage des spéculations politiques que de l'objectif affiché par les promoteurs de la réforme.


Selon lui, l'idée principale consiste à adapter la Constitution aux réalités actuelles du pays. Il rappelle que dans un système démocratique, toute décision majeure concernant les institutions doit tenir compte de la volonté populaire.


« Certains pensent que derrière cette initiative se cache la volonté de revoir les mandats. Mais aujourd'hui, la question essentielle est de savoir s'il existe ou non une nécessité de réviser la Constitution pour répondre aux besoins du pays », a-t-il souligné.


Le professeur Bakenge Kankonde Renantus conclut que le débat devrait avant tout porter sur l'opportunité et la pertinence d'une réforme constitutionnelle, plutôt que sur les interprétations politiques qui l'entourent.


Denis Ngalamulume

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